(Slowcraft Records / Internet)
01/05/2020
Electronique

Premier volet de la série Lifelines, collection de publications uniquement digitales du label Slowcraft Records, ce nouvel album de Federico Mosconi nous permet de recenser, pour la première fois sur ces pages, une parution solo de l’Italien. Jusqu’à présent uniquement évoqué pour ces disques collaboratifs, le musicien est adepte d’une ambient dans laquelle sa guitare acoustique, jouée en finger-picking, se pose sur des nappes faites de souffles un peu obscurs et de bruits de vagues allant et venant.
La tessiture de son instrument ne rend pas forcément très lumineuses ses interventions, se mettant donc un peu à l’écart d’une opposition classique entre arrière-plan opaque et partitions plus éclatantes (hormis sur In Silenzio Leggero, où la crépitation des nappes se trouve compensée par le caractère cristallin du jeu de six-cordes). En revanche, il est indéniable que l’attaque des cordes de guitare avec les doigts leur confère une clarté certaine qui, pour le coup, agit en contrepoint avec l’aspect plus agrégé des textures qui constituent le tapis sonore.
De manière assez conventionnelle, Federico Mosconi convie, au milieu du disque et sur le morceau-titre, une voix féminine (celle d’Elisa De Rossi) à poser son timbre un peu évanescent sur ses aplats instrumentaux. Entre éther et ambiance spectrale, on se situe alors dans une forme de topos de ce registre musical. Il faut alors plutôt se tourner vers Notte Fragile, morceau conclusif, pour obtenir quelque chose d’un peu plus différent, débutant par une forme de saturation distordue, qui s’éteint progressivement pour laisser place à une guitare acoustique complètement détachée.
le 11/06/2020