(sound in silence / Import)
01/07/2020
Rock

Ayant ralenti son rythme de production à un album par an (contre trois ou quatre auparavant), Eternell retrouve sound in silence, deux petites années après Still Light, retrouvant également le même registre que celui développé sur ce précédent disque : un post-rock ambient, fait de nappes, de petites notes de guitare perlées et de vocalises féminines évanescentes, l’ensemble baignant dans une certaine langueur et se trouvant servi par un visuel de pochette adapté (un coucher de soleil sur la mer).
Décliné en deux longs morceaux (respectivement vingt et vingt-quatre minutes) et cinq autres oscillant entre sept et huit minutes, Imagined Distances fait montre, dans ce contexte, des mêmes qualités et limites que son prédécesseur. Difficile, en effet, d’avancer que, musicalement, la proposition soit inintéressante ou inécoutable (les volutes de guitare sont suffisamment lascives pour toucher, les matériaux sont habilement utilisés, le savoir-faire est globalement indéniable), mais l’impression que l’ensemble tourne un peu tout seul se fait rapidement sentir.
Peu différenciés les uns des autres (on aurait certainement aimé entendre un peu de basse ici, une légère rythmique là, par exemple) les titres s’enchaînent ainsi sans déplaisir, ni gêne, constituant un tapis sonore assez agréable, mais qui peine à renouveler le propos, dans un registre (antienne récurrente sur ces pages) déjà très couru. Il y a deux ans, on accordait une forme de bénéfice du doute à Ludvig Cimbrelius, arguant que tout cela s’écoute plaisamment ; le constat est toujours vrai, mais on aimerait un peu plus de prise de risque, à présent…
le 03/08/2020