(Serein / Internet)
03/07/2020
Electronique

Bien occupé par ses autres activités (notamment en tant que gérant du label Serein, Huw Roberts n’avait pas donné de nouvelles de son projet Hidden Rivers depuis le bon album publié il y a cinq ans. Un court EP (quatre titres pour quinze minutes) permet de retrouver ce pseudonyme, dans un registre toujours marqué par les synthétiseurs mais opérant dans une veine plus électro, aux consonances proches de celles des années 1980 (orientation qui se trouvait déjà sur le dernier morceau de Where Moss Grows).
Avec des basses un peu appuyées (Beat A Path Through), des montées chromatiques de synthé et des rythmiques caractéristiques, ces accointances sont très visibles tout en perpétuant la présence de quelques éléments plus contemporains et délicats. Déjà repérée sur le long-format de 2005, cette rencontre entre ces deux veines retient donc à nouveau l’attention, ici.
À la limite parfois de la faute de goût (la suite de quatre notes de Rosunn), la participation des synthés sait, même sur le quart d’heure que dure Plainsight Lakes, monter en puissance (sans jamais atteindre un trop-plein) pour redescendre par la suite, dans des interventions plus oniriques. Retrouvant alors la forme de mélancolie qu’on soulignait il y a cinq ans, Hidden Rivers sait toucher, voire émouvoir (The Timber State), et, par conséquent, confirmer l’intérêt de ce projet de Huw Roberts.
le 13/08/2020