(home normal / Import)
21/08/2020
Electronique

Relocalisé en Grande-Bretagne depuis fin 2019, home normal continue sur son rythme assez soutenu de publications (une dizaine par an), toujours majoritairement centré sur la scène ambient. De ce fait, ces pages font le choix de ne pas recenser l’ensemble des sorties du label anglais, la variété n’étant pas suffisamment marquée d’une parution à l’autre. Toutefois, en cette fin d’été et ce début d’automne, trois albums vont être chroniqués ici, sélection un peu aléatoire permettant de faire deux nouvelles connaissances et de retrouver un duo déjà croisé à deux reprises.
Pour débuter cette séquence, place à Chronovalve, dont home normal publie le second long-format (sept ans après un premier disque sur lequel on avait fait l’impasse). Comme souvent, donc, avec la structure menée par Ian Hawgood, on se trouve face à une ambient très joliment exécutée et techniquement bien travaillée (jeu sur la stéréo, mix impeccable, bonne durée de chaque morceau et de l’album tout entier). Naturellement, les nappes et accords tenus sont les composantes les plus utilisées par Mike Engebretson, dans un registre évidemment lumineux, joliment rehaussé par quelques vocalises féminines ou touches de piano.
Sous ce rapport, on mettra en exergue Something To Hope For, titre le plus long du disque (sept minutes) qui joue subtilement sur le flux et le reflux, et conjugue avec grâce l’arrière-plan légèrement granuleux et les notes de clavier beaucoup plus claires. Enchevêtrées, les nappes et les vocalises peuvent également, sur le caudal Almost There, produire une sensation de vertige, à la fois plutôt agréable et un rien déconcertante, deux sentiments pas nécessairement antinomiques.
le 18/09/2020