(home normal / Import)
22/09/2020
Electronique

Ambient / home normal / James Murray / Silent Vigils / Stijn Hüwels
Clôture de ce qui est présenté comme un triptyque, Wake arrive un peu plus d’un an après Lost Rites (qui suivait, lui-même, Fieldem de douze mois très exactement). Avec ses quatre longs morceaux (huit minutes minimum), on est bien sur le même schéma que les deux disques précédents, et on y retrouve la même ambient composite, faite d’interventions de nappes de guitares électriques, en flux et reflux, et d’autres tapis sonores tenus. Plus homogène que ses deux prédécesseurs, Wake n’introduit que (trop) peu d’éléments différents, laissant plutôt place à un agrégat dense et agissant comme une forme, certes en mouvement, mais compacte.
Assez caressant dans son développement, l’album de Silent Vigils souffre pourtant de cette monotonie à laquelle renvoie ce registre très couru. Les variations sont trop infimes et les apports trop peu nombreux pour permettre à ces trente-sept minutes de réellement se différencier. Seule la seconde moitié d’Unborn, dernier titre du disque, paraît prendre son envol, par la grâce de quelques slides plus appuyés, semblables à des traits venant zébrer la couche sonore mise en place par James Murray et Stijn Hüwels, musiciens qu’on avait connu plus aventureux que sur ce disque bien conformiste.
le 16/11/2020