Mary Lattimore

Silver Ladders

(Ghostly International / Bigwax Distribution)

 date de sortie

09/10/2020

 genre

Rock

 style

Néo-Classique / Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / Ghostly International / Mary Lattimore / Néo-Classique

 liens

Ghostly International
Mary Lattimore

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Toujours très active entre deux longs-formats personnels (des disques partagés, un recueil de remixes de ses morceaux retravaillés par d’autres, un DJ mix, sans compter ses différentes tournées ou participations aux albums de musiciens amis comme Jefre Cantu-Ledesma, Julianna Barwick ou Jónsi), Mary Lattimore est devenue une personnalité très recherchée et très visible de la scène musicale. Bénéficiant de cette forme de popularité et de cette large présence, elle a été amenée à rencontrer Neil Hasltead (de Slowdive et Mojave 3) qui a accepté de l’accompagner (à la guitare, à la production et au mixage) pour ce nouvel album, principalement enregistré dans le studio de l’Anglais.

Pour ne pas trop dépayser l’auditeur, l’introduction de la guitare britannique se fait graduellement, laissant la harpe états-unienne seule à bord pour les deux premiers titres, tout juste agrémentés de quelques discrètes nappes d’arrière-plan (Pine Trees et le morceau-titre). Les apports autres arrivent donc par la suite, à l’image du souffle qui emplit le dernier quart de Chop On The Climbout, entre saturation contenue et réplique numérique d’une vague venant submerger la délicatesse de la harpe.

Deux longs titres (supérieurs à huit minutes) sont présents sur Silver Ladders, c’est avec ceux-ci que le projet de ce disque peut pleinement se déployer : croiser les notes détachées de la harpe et de la guitare électrique, toutes deux réverbérées, toutes deux dotées d’effets et toute deux attachantes. Tandis que la première semble agir par interventions rapides sur des petites notes aiguës et que la seconde paraît se contenter de propositions vaporeuses, les chemins se croisent, à mesure qu’avance Til A Mermaid Drags You Under, qu’on pourrait, effectivement, assimiler à une lente plongée sous-marine. Même schéma sur Don’t Look puisque la six-cordes offre quelques perles bien détachées, pendant que la harpe de Mary Lattimore vaque à des occupations plus nébuleuses.

Dans la continuité de son deuxième album, c’est donc une nouvelle progression que nous présente la musicienne, rompant véritablement avec l’uniformité qu’on regrettait à l’occasion de son premier disque. Ici, c’est un compagnonnage fort bénéfique qu’elle mène, lui offrant renouvellement et nouveaux horizons.

François Bousquet
le 08/12/2020

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