(n5MD / Import)
16/10/2020
Electronique

Se dirigeant, comme il a déjà pu le faire sur d’autres disques par le passé, vers le piano comme matrice principale de ses compositions, Near The Parenthesis revient, près de quatre ans et demi après son dernier long-format en date. Chargé aussi bien des lignes mélodiques (vite accrocheuses et plutôt réussies) que d’impulser une forme de rythmique (le jeu très cadencé de la seconde moitié de Center), le clavier trouve une quarantaine de minutes pour s’exprimer. Relayé par quelques nappes et partitions de synthé, chargées de souligner le caractère volontiers émouvant des créations sonores (Second), le piano évolue ainsi avec une certaine liberté.
Il se trouve parfois soutenu par des pulsations programmées ou des voix féminines spectrales, prenant en charge l’accompagnement et densifiant alors le propos (There Are No Waves, le morceau-titre ou Silhouette), surtout quand les pulsations se font plus sourdes (Muse). Il peut aussi prendre des atours un peu différents et sonner, par exemple, comme une épinette ouatée (Only The Ocean).
La répétition, au sein d’un même titre, des mêmes mesures peut toutefois donner un aspect assez automatique au jeu de Tim Arndt, comme si ses mains vagabondaient toutes seules sur les touches, se laissant un peu complaisamment aller à la joliesse de l’ensemble. Sous ce rapport, on frise parfois le trop-plein de mélodies mignonnes et touchantes (le morceau-titre) et on se prend, alors, à regretter les envolées quasi-lyriques et la présence de guitares sur les albums précédents de l’États-Unien.
le 14/12/2020