(Audiobulb / Internet)
18/11/2020
Electronique

Comme annoncé lors de notre recension de son EP Pala, publié en mars 2019, nous suivons le parcours de Russ Young, fidèle à Audiobulb pour son second album, au format cependant un peu intermédiaire (quatre morceaux pour trente-trois minutes), mais à la qualité toujours maintenue. Constant dans son travail autour d’une ambient à la fois très sensorielle et particulièrement travaillée, le Britannique confirme, avec ce Tunnels To Float Through, ses qualités et aptitudes.
Sous ce rapport, sa capacité à conjuguer éléments un peu grésillants (souffles, mini-crépitements, bruissements divers) et touches plus chromatiques (petites notes perlées, aplats de synthé lumineux) n’est pas la moindre de ses vertus (Thermal). Faisant évoluer son schéma, l’Anglais peut aussi davantage mettre en avant les plages tenues, leur adjoignant (Phalo) ou non (Spiral) quelques murmures électroniques.
Jouant habilement sur la stéréo et le caractère oscillant de ses nappes, Russ Young met ainsi en place une forme de tremblement musical, proche du frisson qu’on pourrait ressentir avec les frimas automnaux, proche aussi des miroitements de la lumière filtrée par des vitrages à laquelle nous renvoie la photographie de pochette de Hugh Cowling. Mérites sonores et mérites visuels se mêlent donc sur cet album, peut-être un peu trop court, mais assurément convaincant.
le 03/02/2021