Eraldo Bernocchi & Hoshiko Yamane

Mujo

(Denovali Records / Import)

 date de sortie

11/12/2020

 genre

Electronique

 style

Expérimental

 appréciation

 tags

Denovali Records / Expérimental / Hoshiko Yamane

 liens

Denovali Records
Hoshiko Yamane

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Poursuivant ses collaborations avec des musiciens ambient et électroniques (après notamment son disque avec Mikael Lind, recensé sur ces pages), Hoshiko Yamane s’associe à Eraldo Bernocchi, prolifique musicien italien, non encore évoqué ici mais qui a eu l’occasion de coopérer avec Chihei Hatakeyama, KK Null, Harold Budd ou Robin Guthrie. En vérité, c’est d’ailleurs le Transalpin qui apparaît comme le plus présent sur un disque d’électronique sombre, marqué par des basses et une atmosphère assez lourde, ou bien par des rythmiques répétées pas très éloignées d’une techno sourde (Dance Zero).

Le violon de la Japonaise intervient alors souvent en écho, par de longues notes tenues, presque grinçantes (Future Suns), par des petits à-coups dans lesquels l’archet semble rebondir sur les cordes ou bien par des trémoli tremblotants (Phenomenon). Souvent, toutefois, il semble réduit à une fonction un peu décorative, simplement convié pour apporter un contrepoint légèrement mélodique aux climats lourds mis en place par Eraldo Bernocchi. Dès lors, il faut savoir se concentrer sur les composants apportés par ce dernier, à l’image des matériaux d’Hokorobi, intéressante proposition toute en montée progressive, et attendre des pistes comme Fall et Endure, dans lesquelles les interventions de l’instrument de la Japonaise se trouvent superposées.

Plus généralement, c’est dans le dernier tiers du disque qu’Hoshiko Yamane sort de sa réserve, prend de l’ampleur et gagne en présence. Les deux musiciens interviennent alors (enfin) à parts égales, dans des morceaux qui sonnent véritablement comme la rencontre de deux créateurs. À ce titre, le caudal Muga montre ce qu’aurait dû être l’intégralité de Mujo : dialogue équitable entre les montées de synthé, les basses grésillantes et les lignes de violon, le tout soutenu par des rythmiques un peu futuristes.

François Bousquet
le 22/02/2021

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