Emily A. Sprague

Hill, Flower, Fog

(RVNG Intl. / Import)

 date de sortie

05/02/2021

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Emily A. Sprague / RVNG Intl.

 liens

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Découverte l’an passé, à l’occasion de la sortie, déjà sur Rvng Intl., d’un album reprenant deux cassettes publiées précédemment, Emily A. Sprague nous avait séduits avec son ambient onirique et discrète, exécutée par celle qui est aussi poétesse. Les mêmes qualités se retrouvent sur ce long-format, caractéristiques annoncées, au reste, dès son intitulé : substantifs rattachables à la nature, simplicité grammaticale (absence d’articles ou d’adjectifs) et rythme ternaire.

Musicalement, les compositions de l’États-unienne convoquent ainsi des touches assez claires, parfois cristallines ou tintinnabulantes, joliment posées sur des nappes accueillantes. Les lignes mélodiques sont soignées et les tessitures douces, des petites triturations et pointes plus expérimentales affleurent épisodiquement, et la délicatesse teinte le tout. Les rythmiques savent, par endroits, se faire plus présentes afin d’éviter qu’un aspect trop émollient ne prenne le dessus (Horizon, Woven).

Au total, Emily A. Sprague se situe alors dans un registre possiblement plus electronica que sur les travaux précédents que nous avions écoutés d’elle, notamment grâce au bel enrobage dont elle affuble ses notes et pulsations (Mirror, Rain, Star Gazing) et à la durée certaine de chacun de ses morceaux (quasiment sept minutes de moyenne), particularité tout à fait adaptée au registre choisi. Soyeux et bien balancé, Hill, Flower, Fog ne voit cependant pas la facette poétique du travail de l’artiste être servie, puisqu’aucune intervention écrite de l’intéressée n’y est lue, comme si Emily A. Sprague avait préféré livrer uniquement des instrumentaux. Ce qu’on perd en singularité, on le gagne alors en qualité d’écriture musicale, et c’est déjà très bien.

François Bousquet
le 12/04/2021

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