Masayoshi Fujita

Bird Ambience

(Erased Tapes / Import)

 date de sortie

28/05/2021

 genre

Electronique

 style

Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / El Fog / Erased Tapes / Masayoshi Fujita

 liens

El Fog
Erased Tapes
Masayoshi Fujita

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Ayant clôturé, il y a trois ans, sa trilogie autour du vibraphone, Masayoshi Fujita s’autorise à changer d’instrument pour centrer ses compositions autour du marimba, visuellement proche de son adjuvant traditionnel (les lames en bois remplaçant celles en métal) mais au rendu assez différent. Plus mat, le son du bois est, d’évidence, moins cristallin que celui du métal, résonne autrement et appelle d’autres sentiments et impressions : aspect percussif plus marqué mais aussi (sans que cela soit antinomique) capacité à produire un jeu plus velouté, enchaînements de double-croches rendus plus aisés,

Pour accompagner cette nouvelle approche, le Japonais convie également des apports électroniques et effets qu’il fait intervenir soit en parallèle de ses frappes sur les lames (les nappes doucement oscillantes de Fabric), soit en garnissant ces dernières de triturations diverses (les petites saturations granuleuses enrobant les notes du bien nommé Thunder ou de Gaia). À cet égard, Erased Tapes nous indique qu’il s’agit, avec ce Bird Ambience, de réunir en un seul disque les trois versants du travail de Masayoshi Fujita : le volet acoustique de ses disques sous son nom propre, les tentations expérimentales de ses sorties avec Jan Jelinek et son projet électronique El Fog. À l’écoute, difficile d’affirmer que cette synthèse s’opère complètement, même si le résultat d’ensemble témoigne d’une belle recherche.

Toutefois, Noise Marimba Tape s’avère peut-être le titre où la rencontre entre ces trois facettes est la plus probante : notes rebondissantes, incursions empreintes de distorsions et petites rythmiques se croisent ainsi, tandis que le vibraphone refait surface et que, stylistiquement, on flirte alors avec une forme de free jazz. Sentiment assez voisin sur Stellar, sur lequel s’agrège une véritable batterie, elle aussi interprétée par Masayoshi Fujita, dont les cymbales dialoguent assez bien avec un vibraphone qui, de manière plus générale, prend davantage de place sur la face B de l’album.

François Bousquet
le 02/09/2021

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