(Time Released Sound / Import)
06/08/2021
Electronique

Toujours à la recherche de nouveaux partenariats (membre de The Silence Set ou From The Mouth Of The Sun, et ayant déjà réalisé des disques avec Dakota Suite, Emanuele Errante, Matthew Collings ou Rutger Zuydervelt, pour ne citer que ceux recensés sur ces pages), Dag Rosenqvist collabore, cette fois-ci, avec un autre Suédois pour un projet dans lequel un piano aux notes détachées se trouve posé sur des nappes électroniques ambient.
Parfois rehaussée des lignes de violoncelle de Sebastian Selke (Under Hammen), la participation du piano se veut mélancolique et rêveuse, en lien avec l’intitulé de l’album (« paysages urbains ») et les collages agrémentant cette sortie vinyle, qu’on croirait issus de peintures de Giorgio De Chirico. Mais alors que l’aspect un peu baroque, ou surréaliste, de ces visuels pourrait appeler une musique débridée et très expérimentale, ce sont plutôt des formes chaleureuses et accueillantes que nous offrent les deux musiciens, entre lignes de piano, donc, et doux crépitements, légers tremblements synthétiques ou souffles brefs.
Pour agrémenter leur instrumentarium, Jakob Lindhagen et Rosenqvist sollicitent également des instruments plus rares dans ce registre musical : banjo ou kantele. Apportant des sonorités plus métalliques, habiles contrepoints des aplats plus chauds mis en place par ailleurs (Östersjön), ces concours renforcent l’intérêt pour un album qui sait ainsi balancer entre moments de belle émotion (Gamla Drömmars Stad, dans lequel opère le violoncelle, ou le caudal Omvägen) et titres plus singuliers.
le 04/11/2021