Lucinda Chua

Antidotes

(4AD / Beggars)

 date de sortie

13/08/2021

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

4AD / Ambient / Felix / Lucinda Chua

 liens

4AD
Lucinda Chua

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Suite assez logique de son parcours musical (violoncelliste aux côtés de Stars of The Lid ou Benoit Pioulard, figure centrale de Felix, formation autrice de deux albums en 2009 et 2012), voici que Lucinda Chua s’avance sous son propre nom. Poursuivant son tour des labels indés phares (après Kranky, la voici sur 4AD), la musicienne regroupe deux EP, précédemment publiés en format digital, sur un unique 12" (un EP par face, c’est pratique) qui la voit pousser encore plus loin le dépouillement relevé sur les disques de Felix.

Ici, il s’agit même d’exercices presqu’entièrement vocaux, sur lesquels il faut parfois attendre le dernier tiers de certains d’entre eux (Semitones) pour retrouver son violoncelle, en plus des quelques nappes discrètes qui, plus largement, soutiennent son chant. Confortant l’affirmation de ce dernier, Lucinda Chua offre, à côté des phrases détimbrées, des modulations dans les graves qu’on ne trouvait pas auparavant, la conduisant à des effets de style parfois un peu trop marqués, ou trop proches de certaines chanteuses de pop éthérée. À ce titre, Antidotes perd possiblement en originalité, par rapport à ses travaux antérieurs, ce qu’il gagne en sophistication et en travail de production.

C’est quand le chant de la Britannique se trouve opposé à des instruments identifiables (violoncelle, donc, mais aussi quelques traits de guitare électrique dans Until I Fall) que l’ensemble gagne une intéressante profondeur, tout en conservant cette dimension ouatée qui nimbe l’ensemble du disque, y compris dans ses moments instrumentaux (An Avalanche, avec ses notes de piano composant une mélodie qu’on croirait être une variation sur La Vie en Rose). Plus généralement, et c’est assez heureux, le second versant du 12" livre des pistes plus équilibrées, à la présence instrumentale moins diaphane, comme autant de possibilités pour une suite de carrière qu’on aimerait un peu moins évaporée.

François Bousquet
le 16/11/2021

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