DarkSonicTales

s/t

(Hallow Ground / Import)

 date de sortie

13/08/2021

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / DarkSonicTales / Hallow Ground

 liens

Hallow Ground

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Alors que les disques réalisés pendant l’un des confinements de 2020-2021 se multiplient, voici un objet un peu singulier : un album de confinement réalisé avant les confinements. Reclus pour une résidence, dans une vieille ferme suisse, isolée, à l’automne 2019, Rolf Gisler y a composé les sept morceaux de son premier long-format. Si on peut légitimement penser que ces titres ont été retravaillés au printemps 2020 (l’intitulé du morceau d’ouverture, Info Pandemie, le laisse fortement deviner), le sentiment d’oppression manifestée par son ambient sombre et expérimentale provient assurément de ses conditions d’écriture.

Une scie musicale, des plages sombres de synthé modulaire, des field recordings opaques, des saturations poussées et des mini-explosions : la panoplie des composantes aux contours anxiogènes est bien présente tout au long de cette quarantaine de minutes, dont la tonalité était, au reste, donnée dès la pochette (un squelette cracheur de feu) et le pseudonyme artistique (DarkSonicTales) repris pour nommer le disque. À sa toute fin, une rythmique et des percussions métalliques viendront structurer encore davantage ce flux sombre (Best Buddies).

Comme souvent dans ce type de projet, un morceau, positionné au milieu de l’album (en fin de face A, en l’occurrence), vise à offrir un peu de répit et d’espoir : dûment intitulé I Still Believe, celui-ci propose quelques notes cristallines et détachées, posées sur un tapis moins sombre, avant qu’une mélodie de guitare ne vienne soutenir les paroles (« I Still Believe/In Christmas Trees/On Christmas’ Eve »), interprétées par Rolf Gisler lui-même. Quelques pépiements d’oiseaux (Gevoelige Huid) viendront également éclairer le propos, même si la noirceur demeure globalement majoritaire dans les pièces proposées par le musicien de Lucerne, mais une noirceur que ce dernier sait, dans le morceau précité et, plus généralement sur tout son disque, contenir et ne pas se faire trop envahissante.

François Bousquet
le 19/11/2021

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