(n5MD / Import)
10/09/2021
Electronique

Electronica / n5MD / Ocoeur
La pochette d’Everything, paru juste avant le premier confinement, nous faisait penser à des coulées de neige fondue sur un glacier. Composé pendant les confinements, Connections opte, visuellement, pour des tonalités rouges (sur la pochette, pour les disques vinyles), et nous montre des fumées et volutes. Exact opposé, donc, du précédent album, ce nouveau long-format d’Ocoeur se situe, musicalement, dans sa continuité, franchissant une étape supplémentaire dans un retour à l’electronica des premiers disques du Français. De fait, les rythmiques reviennent sur le devant, conjuguées à des aplats de synthé qu’on pourrait raccrocher à la veine ambient qu’a su explorer le musicien.
Pour ne pas se laisser manipuler par ses rythmiques, Franck Zaragoza sait les rendre successivement claires (Opposite Sides), granuleuses (Endurance) ou alors plus sourdes, aux rivages du dub (Contact, A Long Way). Il en va de même pour les composantes chromatiques de ses morceaux, qui peuvent être résumées à des nappes (Endurance), se contenter de gouttelettes sonores (Quiet) ou bien échafauder des lignes mélodiques très agréables (Breaking The Circle ou le morceau-titre). Concernant les apports, ils sont majoritairement électroniques, mais un piano peut s’intercaler au milieu de titres non-organiques (Slumber). Enfin, Ocoeur varie également le tempo, entre plages apaisées (Stay, To Infinity) et propositions plus enlevées (Breaking The Circle, The Deep End). Connections offre ainsi une belle palette, comme si le Français avait voulu profiter de l’enfermement forcé du printemps et de l’automne 2020, pour se retourner sur sa carrière et nous en livrer un condensé sur une petite cinquantaine de minutes.
le 14/12/2021