Enrico Coniglio

Alpine Variations

(Dronarivm / Import)

 date de sortie

12/11/2021

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Dronarivm / Enrico Coniglio

 liens

Enrico Coniglio
Dronarivm

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Bien que basé à Venise, Enrico Coniglio éprouve une fascination pour la montagne et c’est, précisément, à San Vito di Cadore, petite station des Dolomites, située à 150 kilomètres au nord de la cité ducale qu’il a, en partie, enregistré son nouveau disque. La pochette et l’intitulé de cet album donnaient, d’ailleurs, déjà des indices sur ce contexte et sur le fait que ce nouveau long-format permettra à l’Italien de documenter cette forme d’ascension et de voyage dans les hauteurs.

Mêlant textures assez denses et granuleuses à des interventions de piano plus claires et sporadiques, les dix morceaux d’Alpine Variations se veulent la traduction de ce périple, aussi bien physique que mental car, on le sait, le plus beau voyage est souvent intérieur même si, en l’espèce, Enrico Coniglio est effectivement allé d’un lieu à l’autre. Pour illustrer encore davantage son dessein, l’Italien peut intégrer des bruits de vague, semblables à ceux qui vont et viennent sur le Lido, laissé derrière lui pour aller arpenter les cimes alpines (A Crack In The Wall). Ne se faisant jamais trop abscons ou cérébral, le musicien sait maintenir une vraie matérialité et humanité à ses morceaux, notamment grâce à ces interventions par petites touches, de clavier ou de guitare (Upon This Pick).

Constitué de quelques pièces courtes (quatre des dix titres font moins de trois minutes), Alpine Variations se fait surtout convaincant quand il laisse s’épanouir le propos dans la durée, à l’image des quasi-dix minutes de Calluna, traversées par des nappes travaillées, des perturbations maîtrisées et des apports évocateurs (sons semblables à des pépiements d’oiseaux ou à du vent balayant les terres). Toutes aussi pertinentes, les cinq minutes d’Avalanche se veulent, par antiphrase, plutôt apaisées, par la grâce de quelques traits de guitare électrique perçant doucement d’un arrière-plan cotonneux, éléments qu’on trouve, encore plus marqués, dans Everything And Nothing, autre belle réussite du disque.

François Bousquet
le 02/02/2022

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