(flau / Import)
24/11/2021
Rock

Acoustique / flau / Machinone
Le peu d’intérêt marqué pour Tokyo nous avait amené à ne pas écouter l’album et le mini-album qui avaient suivi ce premier effort. Sept ans ont passé et on se décide à donner une nouvelle chance à Machinone, alors que s’avancent Wind Letters et son heure de musique répartie sur trente-et-un morceaux (!). Fidèle à sa guitare acoustique et à son délicat toucher de finger-picking, le Japonais paraît s’orienter vers des titres dans lesquels l’aspect mélodique s’avère davantage palpable.
Sans surprise, une flûte à bec s’introduit aux côtés de la six-cordes, de même que des tapotements sur du bois (Ossyana). Plus loin, des doigts courent rapidement sur un piano (Anemoscope), apportant un aspect primesautier, voire sautillant à l’ensemble. Comme sur Tokyo, l’auditeur se met alors à chercher des sonorités et apports un peu différents, à l’image des claviers un peu pauvres de Pantograph, du triangle d’Echo And Sparks ou du banjo d’Hayate.
Dans un registre moins attendu, un tambour enfantin, avec deux membranes et deux boules venant les frapper quand on tourne vite le manche, sert de base à des divagations d’un synthé analogique (Iomi). Tout cela suffit-il, néanmoins, à constituer un album qui sort de ses rails assez formatés, de son caractère mignon, et de sa suite de vignettes ? Poser la question, c’est certainement déjà y répondre…
le 17/02/2022