øjeRum

Støvfald

(sound in silence / Import)

 date de sortie

13/12/2021

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / øjeRum / sound in silence

 liens

sound in silence

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Pur hasard (mais, on y reviendra, peut-être pas complètement), il ne s’agit que du deuxième album d’øjeRum chroniqué sur ces pages et c’est la deuxième fois que le disque considéré a été composé, par le musicien danois, en écho à un film. Il y a un peu plus de trois ans, il était, ici, rendu compte d’un long-format sur KrysaliSound, inspiré par La Jetée de Chris Marker ; cette fois-ci, c’est le Stalker d’Andreï Tarkovski qui a servi de base aux deux longues plages constituant Støvfald (« retombée de poussière » en danois). Comme sur He Remembers There Were Gardens, il s’agit donc d’offrir une ambient faite de lentes évolutions, étalée sur des pistes durant une demi-heure.

Programme assez traditionnel, un tel schéma mérite, toutefois, de s’y arrêter au cas présent, car la profondeur des nappes et l’aspect lancinant des plages se montre intéressant et plutôt raccord, donc, avec la forme minimale et contemplative des films du réalisateur russe. En y ajoutant une ampleur certaine, et un côté un peu majestueux, on obtient un ensemble enveloppant et captivant. Ceci posé, on peut aussi y lire une forme de tautologie un rien évidente, les longs morceaux d’øjeRum collant un peu trop à l’ascétisme des références filmiques convoquées (Tarkovski ou Marker).

Dans ce contexte, l’auditeur peut accueillir avec bienveillance le début d’Aftenrode, second morceau du disque, dans lequel la guitare du Danois trace un semblant de mélodie, certes lente, presque solennelle, mais suffisamment identifiable pour renouveler l’écoute. Pour autant, Paw Grabowski, tout à son envie d’étirer son propos sur trente minutes par titre, ne songe pas à transformer, une fois mise en place, cette suite de notes, et allant, même, jusqu’à finir en fade out, sans autre forme de procès, ni de travail. Avant cela, l’auditeur se trouve perdu, ne sachant plus où on se situe dans le morceau (au premier tiers ? vers la fin ? au milieu ?) puisque tout est (quasi-)semblable sur une demi-heure. Peut-être, au demeurant, était-ce le but d’øjeRum ? Si c’était le cas, c’est réussi !

François Bousquet
le 23/03/2022

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