Julien Demoulin

Everything Forgotten, Everything Remembered

(sound in silence / Import)

 date de sortie

13/12/2021

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Julien Demoulin / Silencio / sound in silence

 liens

Silencio
sound in silence

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Silencio devenu muet (elle était facile !) depuis 2013, c’est sous son nom propre que Julien Demoulin se présente uniquement, à présent. Après des sorties courtes et des propositions collaboratives (dont ces pages avaient pu rendre compte), un premier album avait été publié sur sound in silence en 2015, dans lequel le Bruxellois s’entourait de plusieurs musiciens amis et naviguant dans les mêmes sphères et petits labels depuis plusieurs années (Bacanal Intruder, Nicolas Saez de Finish Your Meal !, Christophe Bailleau, Bernold Delgoda ou Isabelle de Pollyanna). Ce compagnonnage est repris pour son nouveau long-format, avec des invités différents, mais qui continuent de tracer une route commune, puisqu’IA l’avait déjà rejoint pour un disque en commun, en 2012, par exemple.

Mais avant d’arriver aux pistes sur lesquelles les voix d’IA et d’une chanteuse iranienne (Maryam Sirvan) interviennent, cinq premiers titres garnissent Everything Forgotten, Everything Remembered, cinq propositions d’ambient cotonneuse, tout à fait accordées au visuel de pochette, réalisé par Julien Demoulin lui-même, sorte de paysage embué et impressionniste. Des fade in de nappes de guitare électrique sont ainsi entremêlés avec des field recordings apportés par Frédéric Dufourd (All Around), tandis que des plages de synthé renforcent l’aspect enveloppant de l’ensemble. Possiblement assez convenu, dans un registre très couru, celui-ci témoigne, pour autant, d’une belle sensibilité.

Le chant proposé par IA n’en est pas vraiment, s’agissant davantage de drones vocaux, incorporés, de manière assez homogène, au reste des composantes musicales, d’autant plus que le morceau-titre s’étire sur plus de douze minutes, format parfaitement approprié pour ce style musical, jamais aussi bon que quand il est travaillé dans la durée. Placée un peu en arrière-plan, la voix de Maryam Sirvan vient, en toute fin d’album (Dissolving In Silence), apporter à la fois une coloration différente et constituer une forme d’aboutissement, comme si quelque chose finissait par surgir de la densité atmosphérique des quarante premières minutes.

François Bousquet
le 25/03/2022

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