(Audiobulb / Internet)
02/02/2022
Electronique

Très cohérent, Seigo Aoyama, un an après un On The Drift qui le voyait documenter ses souvenirs saisonniers depuis son enfance, enchaîne avec un album dédié au printemps, ou plutôt à la période qui prélude le printemps. Sorti logiquement en février, ce long-format, disponible uniquement en version numérique, profite de son attachement à cette pré-saison pour accentuer la démarche un peu pastel relevée dans l’effort précédent du Japonais. C’est ainsi que des vocalises féminines éthérées (Heliograph), une envolée de trompette (Botanicula) ou un roulement lointain de batterie (6th March) sont convoqués, dans une forme tenant aussi bien de l’ambient ouvragée que d’un jazz alangui.
Au soutien de ces titres à l’allure divagante, on retrouve une instrumentation faite de piano léger, de cordes samplées et d’interventions destinées à faire naître une belle émotion (Day Fly). Naturellement, on retrouve, à côté, les pépiements d’oiseaux, petites clochettes et frissonnements typiques de ce genre de production, adjuvants bien commodes lorsqu’il s’agit de figurer une atmosphère portée sur la nature et les éléments terrestres. Pour autant, Seigo Aoyama n’en rajoute pas spécialement dans cette veine, privilégiant plutôt les approches décrites précédemment, avec un regard organique et une capacité à toucher avec pas grand chose.
le 11/04/2022