Banlieues Bleues 2022 : Farida Amadou & Julien Desprez + Remix : Jan Bang, Erik Honoré, Eivind Aarset & Michele Rabbia

 date du concert

12/04/2022

 salle

Dynamo,
Pantin

 tags

Banlieues Bleues 2022 / Dynamo / Jan Bang / Julien Desprez

 liens

Dynamo
Banlieues Bleues 2022
Jan Bang

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De retour à la Dynamo, pour la seconde soirée du festival Banlieues Bleues partagée avec le festival Punkt, pour le même schéma : deux concerts suivis de leurs remix, concoctés principalement par Jan Bang, Erik Honoré et Eivind Aarset. Après un trio et un sextet, les organisateurs avaient convié, pour ce mardi soir, un duo expérimental et une chanteuse entourée de son groupe.

Farida Amadou & Julien Desprez

Fidèle de la Dynamo et des scènes de musique improvisée, Julien Desprez se présentait avec Farida Amadou, bassiste belge, pour un duo puissant et électrique. Avec sa gestuelle typique (main droite grattant très rapidement les cordes, entre rasgueado et frappe, et sa main gauche courant sur le manche de sa guitare), le Français générait des bribes musicales, passées ensuite au filtre de ses nombreuses pédales. Il utilisait celles-ci avec des pressions répétées et rapprochées, pour enchaîner très rapidement samples et effets. Pour sa part, Farida Amadou grattait des accords sur sa basse ou bien offrait une nappe plus sombre, laissant la résonance en place, avec un moindre recours aux pédales. Tous deux opéraient dans une fièvre certaine, une tension et une électricité (au sens propre comme au figuré) contenues dans un volume sonore parfaitement réglé. Si, parfois, on pouvait avoir l’impression que les deux musiciens n’interagissaient pas, ils se rejoignirent sur quelques passages, tels ces deux tremoli superposés pour une vague sonore emplissant progressivement l’espace, chargé de saturation, ou bien lorsqu’il étouffait de concert leurs cordes.

Le « Remix » fit le choix, hormis pour une séquence, de laisser la tension électrique de côté, pour faire place à quelque chose de plus fin et ciselé, avec de fines crépitations électroniques lancées par Jan Bang, des notes espacées de guitare d’Eivind Aarset et une batterie frappée de petits objets par Michele Rabbia. Par rapport aux propositions données la veille, l’apport de l’Italien se montra très convaincant, apportant une coloration plus acoustique et minérale (clochettes agitées, toms caressés) aux éléments des Norvégiens.

Postée au milieu de la scène, Isabel Sörling était entouré de trois musiciens, tous étant vêtus de tuniques blanches, manière de renforcer la cohésion d’une formation dont, au bout de quelques minutes, on déplora la pop lourde et empesée, plombée par la batterie martiale de Nicolas Charlier (doublée du tom basse de Linda Oláh, par ailleurs claviériste) et par des ports de voix et vocalises démonstratives de la chanteuse. L’ensemble aurait pu être relativement intéressant, s’il avait pu être débarrassé de toutes ses lourdeurs, avec des instruments réduits et moins de grandiloquence. Mais bon, ce n’était apparemment pas l’idée et on quitta la Dynamo sans avoir le courage d’attendre le « Remix ».

François Bousquet
le 21/04/2022

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