15/04/2022
Lieu Unique,
Nantes
Quittant le Grand Atelier du Lieu Unique, on rejoignit son bar pour y retrouver quelques personnes venues descendre des verres, et d’autres assister à la suite de la soirée du Festival Variations qui, pour le coup, s’éloigna franchement de son postulat piano-clavier avec deux propositions franchement pop. Plus de dix ans après l’avoir vu en solo, avec collages sonores et constructions bizarres, Èlg (ou Èl-g, selon les fois) s’est entouré de deux musiciens (dénommés « La Chimie ») afin de produire une pop bricolée, lo-fi en diable avec force apports un peu « cheap » (flûte à bec, petite guitare). Les paroles du Français, en forme de relecture du quotidien ou divagations diverses, accréditèrent encore davantage le sentiment d’être face à un Katerine lo-fi, ce qui n’est pas du tout un compliment ici, tellement on a le chanteur branchouille en horreur.
Minuit avait sonné quand, une fois le trio parti, Kate NV s’installa à côté de ses machines, pour une pop électronique un peu sucrée et gentillette, plutôt adaptée pour cette heure de la nuit de vendredi à samedi. Mettant un peu trop de « pa-laaaa-la » dans ses chansons, la Russe ne lésinait pas, non plus, sur les minauderies dans sa gestuelle (mains sur les hanches, mouvements de bras, petits hochements de tête) et sa tenue (petite robe noire affublée d’un grand cœur blanc sur la cuisse droite). Lançant ses mélodies et rythmiques depuis ses machines, elle livra néanmoins quelque chose de sympathique où on repéra même des inflexions de j-pop minimaliste, d’autant plus que la jeune femme chantait, parfois, en japonais.
le 25/04/2022