(Aspen Edities / Import)
20/05/2022
Jazz

Aspen Edities / Contemporain / Folk / Improvisation / Ingar Zach / Nils Økland
Duo belge auteur d’un premier album en 2014, Linus a, ensuite, fait le choix, pour ses disques suivants, de s’entourer d’autres musiciens, notamment de la scène jazz et improvisée de Norvège. Pour light as never, les deux Belges retrouvent les trois mêmes comparses que ceux avec lesquels ils avaient réalisé un long-format en 2017, pour une nouvelle série de morceaux entre improvisations et riches rencontres entre cinq instrumentistes doués.
Parmi ceux-ci, le violon hardanger de Nils Økland se distingue possiblement davantage que les autres, notamment grâce à ce son plus clair et plus identifiable. À côté, les guitares de Ruben Machtelinckx servent principalement à installer un arrière-plan chromatique, aux côtés des cuivres de Niels Van Heertum et de Thomas Jillings. Quand il se trouve, de la sorte, mis en majesté, le violon tire l’ensemble vers des rivages folk ou vernaculaires (playful, le morceau-titre ou first notes), même si le groupe ne se limite pas à ce registre strict (ostinato qui démarre ainsi, avant d’intégrer des roulements et divagations façon musique de chambre).
Sur les autres pistes, on se situe plutôt du côté de l’expérimentation contemporaine, par le truchement de micro-larsens venant percer une structure minimaliste (affirms nothing) ou par le dialogue entre la guitare et les percussions d’Ingar Zach. Enfin, d’autres morceaux viennent confirmer les origines jazz des cinq musiciens, comme conway qui se déploie sur plus de huit minutes, jusqu’à naviguer vers des rivages free, témoignage des aptitudes certaines de ce « super groupe ».
le 26/07/2022