(n5MD)
09/09/2022
Electronique

Bien qu’ayant été très emballé par le premier album de Boy Is Fiction, publié en 2007, on n’avait pas forcément suivi la carrière de l’Australien depuis, laissant passer un autre long-format et un disque en collaboration avec Ghosts Of Tyto Alba, déjà sur n5MD. C’est donc grâce au label d’Oakland qu’on retrouve, avec un bonheur certain, autant l’écrire tout de suite, son electronica mélodique et chatoyante qui, dès les premières secondes, séduit par sa conjonction rythmiques-mélodie, la tessiture de ses composantes et la maîtrise de sa structure.
Sachant impeccablement réserver quelques instants de répit sur un même titre, faisant reposer les rythmiques avant de mieux repartir, Boy Is Fiction parvient ainsi, même sur des séquences de quatre minutes, à emporter l’adhésion et à livrer des propositions diablement convaincantes (In Between, Half Spun). Parfois parcourus d’interventions vocales (Disbelief ou bien le morceau-titre), les morceaux de l’Australien conjuguent approbation immédiate et capacité à rester pertinentes sur plusieurs écoutes, afin d’aller y chercher des aspects moins évidents, à l’image des consonances plus métallico-industrielles de Rebroken ou les éléments synthétiques de Kata.
Possiblement moins enthousiasmant, car plus convenu, dans ses titres arythmiques (Synthetic, I Told You I’d Find You, Silversand), Alex Gillett semble les positionner pour pouvoir mieux goûter ses propositions perclues de rythmiques travaillées et parfaitement ciselées. Enfin, assez classiquement, l’Australien clôture la face B de ce beau vinyle transparent rouge par une pièce plus mélancolique (See You On The Flipside), servie par une mélodie joliment triste et un tempo moins soutenu, qui, malgré ses plus de quatre minutes, laisse une légère frustration puisqu’on aurait aimé en reprendre encore un peu.
le 17/11/2022