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02/09/2022
Electronique

Avec ses projets parallèles (Silent Vigils, en duo avec Stijn Hüwels, ou Slow Reels, avec Ian Hawgood) et ses disques partagés, qui l’ont occupé ces dernières années, on a l’impression d’avoir très régulièrement des nouvelles de James Murray. Aussi, quand arrive un long-format en solitaire, c’est sans véritable attente qu’on y pénètre, étant toutefois assez confiant dans la qualité de l’ouvrage. Pour ce Careful Now, assez rapidement, le sentiment émerge, et pas seulement parce que le visuel de pochette montre une photo d’enfant (James lui-même ?), qu’il s’agit là d’une forme de retour aux fondamentaux et à l’essence même de ce que le Britannique sait faire : une ambient homogène avec des touches lumineuses dans ses textures.
En effet, on ne trouvera quasiment aucun apport autre : ni instrument complémentaire, ni rythmique additionnelle, ni vocalises ajoutées. Tout semble ainsi se centrer sur des plages qui emplissent assez aisément l’espace sonore, avec de belles oscillations ou des montées en puissance joliment prenantes (Clearings). Seuls deux morceaux paraissent faire exception à cette densité, en invitant quelques notes éparses de piano, telles des gouttes venant rebondir doucement à la surface d’une texture vibrante (le morceau-titre) ou bien en conviant un clavier plus synthétique, aux interventions plus acérées et aigües (Borrowed By Bees). Mais, à bien tendre l’oreille, on peut aussi capter quelques à-coups de violoncelle à la fin de Drawing Light, piste conclusive de l’album. Au total, on se trouve donc face à quelque chose de moins uniforme que ce qu’on pouvait imaginer après le premier quart d’heure, et à une nouvelle sortie concluante de James Murray.
le 05/01/2023