(TAL / Import)
07/10/2022
Electronique

Ambient / Sam Prekop / TAL
En marge de The Sea And Cake, dont il est à la tête depuis près de trente ans, Sam Prekop déroule une carrière en solitaire, avec presqu’autant d’albums que son groupe, et une fidélité identique à Thrill Jockey. Pourtant, c’est sur TAL qu’on le retrouve pour son nouveau long-format, possiblement car, avec son synthé modulaire, il se situe plus en phase avec le label géré par Stefan Schneider que sur la structure de Chicago, historiquement attachée à des inflexions entre post-rock et avant-jazz.
Publié en CD et LP, The Sparrow mérite certainement d’être écouté en format vinyle, afin de bien séparer le premier morceau, intitulé comme l’album, qui occupe toute une face du disque. Ce morceau-titre déploie, sur ses dix-sept minutes, des mélodies un peu aériennes, quelques rythmiques, et une esthétique entre kosmische musik et ambient éthérée. Sans forcément offrir une progression très travaillée, cette piste sait tournoyer autour de l’auditeur, et l’entraîner dans une sorte de mini-vertige dont la durée n’est jamais une limite, et qui pourrait presque s’étirer encore davantage.
Après cette jolie ouverture, Every Night sonne comme une queue de comète, surfant un peu sur les mêmes ressorts, avec son synthé très voisin et son atmosphère quasi-similaire. De ce fait, et contrairement au titre précédent, ses six minutes en paraissent soixante et on attend avec impatience la suite de l’album. Step And Stair intervient, alors, avec ses pulsations doucement réverbérées et son allure primesautière, pratiquement sautillante, puis Fall Is Farewell et sa forme un peu plus riche. Alors que Palm conclut l’album de Sam Prekop par deux minutes en decrescendo, on retiendra donc, au choix, soit ces deux morceaux pour cette face B (pour qui préfère se concentrer sur des titres sélectionnés individuellement), soit sur la couleur générale et la cohérence d’ensemble de The Sparrow (pour qui souhaite embrasser la chose comme un tout).
le 20/01/2023