(sound in silence / Import)
12/12/2022
Rock

Un peu plus de quatre ans après sa dernière présence sur ces pages, et alors que, dans l’intervalle, il a publié sept albums et trois EP, c’est à nouveau à l’occasion d’un long-format sur sound in silence que nous retrouvons The Green Kingdom. Poursuivant dans le registre observé en 2018, l’États-unien place sa guitare en avant, souvent délicatement grattée dans un geste entre post-rock alangui et ambient.
Avec des formes assez courtes (un peu plus de trois minutes et trente secondes, en moyenne), Michael Cottone opte pour une concision de propos qui n’écarte toutefois pas l’impression de se trouver face à plusieurs morceaux similaires, ou face à des titres dont a le sentiment de les avoir déjà entendus à plusieurs reprises sur d’autres sorties du label grec (Invisible Oceans). Assurément, tout cela est très joli et très tendre, mais cela manque aussi possiblement de chair et de consistance, trop rêveur et trop illustratif par rapport à son sujet (documenter le périple de la sonde Voyager).
Quand arrive, en milieu d’album, le morceau-titre, on accueille alors avec un intérêt plus marqué ses petites rythmiques, ses notes de clavier venant au premier plan et sa ligne mélodique un peu plus identifiable. De même, Return Transmission, avec sa pulsation régulière, venant soutenir quatre mesures de clavier, séduit par sa simplicité ouvragée. Enfin, sans véritable surprise, les six minutes et trente secondes du caudal Glacierscape permettent de déployer pertinemment la matière de The Green Kingdom, bien qu’une fois de plus, on se trouve en terrain très balisé.
le 31/03/2023