Marta Mist

Eyes Like Pools

(sound in silence / Import)

 date de sortie

12/12/2022

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Marta Mist / Post-Rock / sound in silence / worriedaboutsatan

 liens

sound in silence
worriedaboutsatan

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Déjà en lien avec sound in silence pour y avoir fait paraître deux albums par le passé (un sous son nom propre et un autre en tant que worriedaboutsatan), Gavin Miller y a trouvé un terrain adéquat pour publier le nouveau long-format d’un autre de ses projets : Marta Mist, duo formé avec la violoniste Sophie Green. Alors que la formation anglaise avait sorti, au préalable, des disques sur des labels comme hibernate ou Time Released Sound, on s’y arrête pour la première fois, avec cet Eyes Like Pools constitué de deux longues pistes (autour de quatorze minutes) et de trois plus ramassées (entre deux et six minutes).

Forcément, avec un tel ordonnancement, les seconds nommés peuvent apparaître comme des intermèdes, ou des mises en jambe, avant d’attaquer les deux amples morceaux. Il y a certes un peu de cela, d’autant plus que le schéma mettant en place un violon recouvert par d’autres instruments s’avère, sur de ces trois titres, identique à celui des deux quasi-quarts d’heure, même si, par hypothèse, le fait que le propos y soit plus resserré favorise une évolution plus rapide et une capacité de l’auditeur à être immédiatement conscient de cette dernière (Lie On Your Side). Un peu différent, I’ve Drawn You A Map voit Marta Mist intégrer quelques bruissements électroniques tout à fait convaincants.

Always On, première proposition étendue, permet au violon de Sophie Green d’intervenir à la fois par notes tenues et jeu long à l’archet, mais aussi par petits pizzicati, plus pointillistes. Gavin Miller opère, de son côté, via un piano brinquebalant, des field recordings et nappes. Plutôt que ces dernières, il revient, d’ailleurs, au violon, de figurer un mouvement de flux et reflux, par le biais de slides assez prononcés, rejoints, en fin de morceau, par une guitare grave et un peu grasse, équilibrée par des bruits d’eau plus légers.

Plus opératique ou cinématographique, We Have Business To Attend To avance par une progression lente, allant chercher l’émotion avec des montées de violon tout à fait prenantes, recouvertes en fin de morceau par des accords de synthé saturés, dans un mouvement vertigineux du plus bel effet.

François Bousquet
le 04/04/2023

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