The Notwist

Vertigo Days - Live From Alien Research Center

(Morr Music / Modulor)

 date de sortie

10/02/2023

 genre

Rock

 style

Krautrock

 appréciation

 tags

Krautrock / Morr Music / Rayon / The Notwist

 liens

Morr Music
Modulor

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Publié début 2021, Vertigo Days n’en finit plus de produire des répliques : retour sur le devant de la scène (sur nos pages, notamment), longue tournée (étendue sur près de trois ans, pas encore terminée) et parution de deux 10" de remixes. Ayant pris goût aux traductions scéniques de leur album, les membres de The Notwist ont aussi enregistré un disque « semi-live » (saisi sans public, mais dans les conditions du direct, et avec les mêmes orchestrations que celles suivies lors de leurs concerts) qui se trouve publié et permet de replonger dans ce Vertigo Days.

D’entrée, on se rappellera avoir modérément goûté la performance live des Allemands, vu en octobre 2021 à l’Astrolabe d’Orléans, notamment en raison du caractère trop chargé des instrumentations, et trop saturé de l’électronique, limite à laquelle il fallait ajouter quelques problèmes de justesse. Malheureusement, les mêmes causes produisent, ici, les mêmes effets et on retrouve plusieurs de ces fragilités sur ce Live From Alien Research Center avec, dès Into Love / Stars, la voix peu assurée de Markus Acher (un peu un comble quand on écoute un disque saisi en studio, quand bien même cela fut enregistré dans les conditions du live). Vocalement, on pourra aussi déplorer des chœurs féminins beaucoup trop lointains (Exit Strategy To Myself, Ship) et les « ouh-ouh-ouh-ouh-ouh » masculins de Sans Soleil dont trois notes sur cinq sont carrément à côté.

La science instrumentale de The Notwist parvient, néanmoins, à surnager avec le cuivre de Theresa Loibl à la fin de Into Love / Stars, le vibraphone de Karl Ivar Refseth sur Where You Find Me et Loose Ends ou bien la basse de Micha Acher sur Oh Sweet Fire. De même, les traitements entre krautrock et électronique font leur effet sur un Ship plus convaincant qu’originellement, et qui gagne à être étiré sur la durée. L’introduction d’un Interlude, laissant de la place à des envolées un peu free de clarinette s’avère également pertinent, au milieu de titres plus maîtrisés. Mais cela ne semble pas suffisant, d’autant plus que les belles ballades de l’album initial (Where You Find Me et, surtout, Sans Soleil) sont, cette fois-ci, soumises à cette forme d’hypertrophie, dont ces morceaux n’ont possiblement pas besoin.

Plus généralement, avait-on vraiment besoin de ce disque ou bien, pour le dire moins férocement, qu’apporte-t-il par rapport au Vertigo Days de 2021 ? Pas grand-chose en vérité, sinon une forme de témoignage du travail de réinterprétation de ses propres titres par un groupe. Un disque pour fans, donc.

François Bousquet
le 16/05/2023

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