(Helen Scarsdale Agency / Corticalart)
05/05/2023
Electronique

Ambient / Field Recordings / Helen Scarsdale Agency / Murmer
Suivi depuis une quinzaine d’années sur nos pages, pour son travail de field recording expérimenté aussi bien sur disque que sur scène, Patrick McGinley a poussé le procédé un cran plus loin pour son nouvel album, puisqu’il s’agit de captations réalisées grâce à des microphones installés sur un câble en hauteur, et laissés comme tels pendant plusieurs heures. Combinés à d’autres enregistrements singuliers (résidus de calcaire ôtés d’une bouilloire électrique), ces sons conduisent à la livraison de deux longs morceaux (un par face de cet album sorti en LP), dont la cohérence et l’homogénéité sont les deux principales caractéristiques.
Dense et lourd, le propos de la face A de Murmer manque alors, possiblement, d’aspérités ou de passages invitant l’auditeur à scruter la présence d’une sonorité un peu différente. La fin de Taevast laisse, cependant, apparaître quelques souffles et aspects plus granuleux, mais le titre se termine alors que, justement, il semblait prendre un nouveau départ, avec un peu plus d’ampleur. Néanmoins, le procédé retenu, en soi, peut apporter ce type de singularités avec ce bruit métallique régulier qu’on entend au début de Maad, probablement le câble qui tape le poteau, ainsi que la forte présence du vent. Plus loin, c’est même un sifflement, (l’action du vent sur le câble, donc), qui se fait entendre, rendant l’expérience très concrète, beaucoup plus que ce qu’on pouvait imaginer initialement.
le 20/07/2023