Helios

Espera

(Ghostly International / Modulor)

 date de sortie

11/08/2023

 genre

Electronique

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Ghostly International / Goldmund / Helios / Post-Rock

 liens

Goldmund
Helios
Ghostly International
Modulor

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Alors que ces pages avaient regretté, lors de notre recension de Domicile l’absence de velléité rythmique ou d’apport instrumental autre, en dehors des nappes oscillantes, retrouver des pulsations et une guitare acoustique traitée dès la piste d’ouverture de ce nouvel album d’Helios s’avère fort bienvenue. Si ces rythmiques se font assez basiques dans leur construction, elles permettent de structurer Fainted Fog, pendant que les interventions de six-cordes confèrent une tonalité plus acoustique et plus riche à cette première proposition, mettant Espera sur de bien bons rails.

Ainsi lancé, ce long-format conserve ce schéma, avec ce souci de traiter les lignes de guitare (comme celles de piano, du reste), pour les mettre au même niveau que les rythmiques électroniques et les nappes. Retrouvant alors une forme qui l’avait conduit à livrer les splendeurs que furent Eingya et Caesura au cœur des années 2000, Keith Kenniff n’y renoue pas avec la flamboyance d’alors, les années l’ayant amené à se tempérer et à opter pour une approche moins enlevée et aux partitions mélodiquement moins affirmées.

L’émotion n’est, alors, pas aussi forte qu’à l’époque et, en parallèle, les morceaux ne se donnent pas forcément de manière aussi immédiate (exception faite de Lineoa, placé en milieu de disque, aux atours un peu prévisibles avec ses mini-breaks rythmiques, sa boucle de guitare et ses notes de piano). En matière émotionnelle, l’Étatsunien se montre parfois assez touchant, possiblement même trop sentimentaliste quand ses doigts courent sur le piano, soutenus par une batterie électronique binaire (Lowland).

Sur la durée, toutefois, la formule tend à se répéter un peu, si bien que les premières mesures d’Emeralds (avant-dernier morceau du disque) paraissent être une relecture de la suite chromatique qui ouvrait l’album. Assurément, l’ensemble n’est nullement désagréable et ne dépare pas dans la discographie d’Helios. Mais, tant qu’à faire, on retournera aux deux disques cités précédemment, en se disant pourtant que le musicien est possiblement en train de revenir progressivement à ce (très bon) niveau.

François Bousquet
le 28/09/2023

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