(n5MD / Import)
15/09/2023
Electronique

Avec Dreamland, appelé à retracer les différentes étapes du sommeil humain, PCM revient au registre de son premier effort, soit une ambient aux consonances « futuristes », avec des effets assez amples, des nappes en glissando vers les aigus ou bien des accords tournoyants et cette arythmie qui permet de tout miser sur les plages de synthé et les granulosités adjacentes (Unsleep, Crystal Hypgnosis).
Pour leur troisième album, fidèles à n5MD, les Italiens ne se reposent, pour autant, pas totalement sur leurs acquis, s’essayant à une piste plus directe et plus immédiate, avec Astral Walk, sa cymbale digitalisée frappée en double-croches, sa pulsation sourde entrant aux deux-tiers du morceau et sa boucle mélodique. Vers la fin du long-format (Moonlight Sequence), c’est une guitare qui vient lacérer, de traits électriques, l’espace sonore, en contrepoint pertinent du reste de l’instrumentation (toms frappés de manière sèche, semi-vocalises lointaines).
Forcément, à côté de cette démonstration de la capacité du trio à offrir de belles réussites, les autres pistes paraissent un rien pâlichonnes, voire presque paresseuses (Coma avec ses petites notes perlées). Alors, évidemment, le sommeil est effectivement fait de phases distinctes, passant par des moments apaisés et d’autres plus toniques, des temps plus sombres (les à-coups métalliques de Nightmare Alley) et d’autres moins torturés. Mais le propos de Francesco Perra, Matteo Cantaluppi et Matteo Milea se fait possiblement un peu trop tautologique sur cet album, jusqu’au morceau de clôture, avec deux invités (Angelo Trabace au piano et Alessandro Trabace au violon) pour une offre naturellement douce et permettant un réveil progressif.
le 24/10/2023