Siril Malmedal Hauge & Kjetil Mulelid

 date du concert

12/10/2023

 salle

Maison de Norvège,
Paris

 tags

Kjetil Mulelid / Maison de Norvège

 liens

Kjetil Mulelid

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Quelques mois ont passé depuis la sortie de l’album Blues And Bells, publié sur Grappa par le duo Siril Malmedal Hauge & Kjetil Mulelid. Non chroniqué sur nos pages, ce long-format de jazz piano-voix nous avait modérément convaincus, trop passe-partout sur la plupart de ses titres, ne se singularisant vraiment qu’en présence d’instruments tiers (flûte, corne ou trompette). Parcouru de standards jazz ou reprises (de Nick Drake ou des Cocteau Twins), ce disque ne comprenait que peu de compositions originales, ce qui n’empêche toutefois pas les Norvégiens de le présenter sur scène, pour une tournée débutée à Paris, avant de les emmener en Chine, Corée du Sud et Norvège.

Habitué du festival Jazz à la Cité et de la Maison de Norvège de la Cité internationale, Kjetil Mulelid en connaît bien le piano à queue, joué pour défendre ses disques solo, en trio ou au sein de Wako. Quand il prit place, tout juste après 20h, devant quelques dizaines de personnes, il était donc, cette fois-ci, accompagné de la chanteuse Siril Malmedal Hauge, micro HF à la main, pour une suite de titres plutôt bien balancée dans l’équilibre piano-chant. L’aspect tout à fait classique de ce format se trouva renforcé par le choix des morceaux interprétés, dans la lignée de ce qu’on décrivait de leur album, avec de nombreux standards (Never Let Me Go de Nat King Cole, Emily interprété notamment par Frank Sinatra, Blame It On My Youth qui fut lancé par Bing Crosby, A Nightingale Sang in Berkeley Square que ces deux derniers chanteurs s’approprièrent, etc…).

La vraie puissance du micro rendit pleinement la voix de Siril, à la diction en anglais très claire, permettant de constater que les paroles tournaient (trop) souvent autour de l’amour, de la relation à deux et autres motifs d’émoi. Musicalement, Kjetil Mulelid put offrir quelques soli de piano, une fois le chant éteint (au cœur de Never Let Me Go, par exemple), allant s’aventurer soit délicatement dans les notes aigues, soit plus fiévreusement et de manière chargée dans les mediums. Pour la longue introduction d’Emily, il agit en solitaire, fredonnant en même temps qu’il jouait, avant l’entrée de sa comparse, en onomatopées assez raccord, évoluant vers quelques phrases pour finir. Deux reprises de Nick Drake (Northern Sky et Which Will) furent, enfin, proposées, la seconde permettant à Siril Malmedal Hauge de livrer plusieurs mesures à la flûte traversière, bonne manière d’aller explorer au-delà de la forme bien classique exposée par ailleurs.

François Bousquet
le 17/10/2023

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