Akousma : Thomas Tilly / Valérie Vivancos / Gilles Racot

 date du concert

05/11/2023

 salle

Maison de la Radio et de la Musique,
Paris

 tags

INA / GRM / Maison de la Radio et de la Musique / Thomas Tilly / Tô / Valérie Vivancos

 liens

INA / GRM

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Passage obligé des plateaux programmés par le GRM, l’hommage à une figure tutélaire s’étirait dans la durée pour ce volet dominical de cette séquence d’ouverture de la saison musicale du Groupement de Recherche Musicale. En effet, afin de saluer les dix ans de la disparition de Bernard Parmegiani, quatre pièces furent diffusés dans le studio 104 de la Maison de la Radio et de la Musique, lancées depuis la console par quatre intervenants successifs, dans un geste possiblement un peu trop long, mais qui permit de se mettre en condition avant la suite.

Passé l’entracte, on retrouva tout d’abord Thomas Tilly, habitué de nos pages, pour une petite vingtaine de minutes, là encore jouée depuis la console, combinant captations et field recordings. Crépitements, tapotements, grésillements, souffles, frottements et mini-larsens étaient ainsi mêlés dans un morceau présentant beaucoup de matérialité et d’organicité, dans la lignée de ce qu’on connaît du Français, avec des passages semblables à de la pluie numérique, ou l’intégration de cloches d’église. Assez prenant, Against Soundscape, malgré sa fin trop abrupte, associa efficacement musique concrète et traduction plus contemporaine.

Elle aussi placée à la console, Valérie Vivancos, livra une composition marquée par des accents beaucoup plus électroniques, avec des sons caractéristiques, de petites rythmiques et un travail plus structuré. Si on pouvait déplorer, comme pour Tilly (et comme pour Racot, qui vint après), de ne pouvoir profiter, visuellement, du travail de la Française (surtout qu’on se souvient de sa manipulation d’objets, lors de son set d’il y a quatre ans), il en résulta un ensemble assez captivant.

Seule personne non encore recensée sur nos pages jusqu’alors, Gilles Racot était chargé de clôturer le plateau, avec, lui aussi, une pièce d’une vingtaine de minutes, à l’intitulé assez transparent : Bec et Plumes. Superposant des chants d’oiseaux, à la limite du sifflement et du son ultra-strident, le Français en transformait les sons, passés aux filtres électroacoustiques et conjugués à des lignes de synthétiseurs, à des couinements ou à des bruits plus métalliques. Sa composition se trouvait fort justement servie par quatre haut-parleurs positionnés sur le haut de la scène, derrière la paroi courbe et bétonnée, dispositifs jamais encore utilisés mais qui trouvaient une vraie raison d’être, à la fois dans leur renvoi aux oiseaux (grâce à leur position de surplomb) et du fait de la mise en majesté de l’acousmonium, seule présence sur la scène du studio 104.

François Bousquet
le 13/11/2023

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