(Autoproduit / Import)
23/09/2023
Rock

Pascal Asselin concentré sur ses différents projets (dont Millimetrik, déjà évoqué sur ces pages), Below The Sea n’a pas eu à chercher bien loin pour trouver un nouveau batteur : Gianni Trono avait participé à un titre sur le dernier album en date des Canadiens. C’est donc dans un trio reconfiguré que la formation montréalaise s’avance, dix-huit ans après Blame It On The Past, mais avec une énergie intacte et un post-rock toujours aussi emballant. Ramassé sur une toute petite demi-heure et sept titres, Luminaria déploie d’intéressantes qualités, notamment grâce à un ordonnancement plutôt pertinent, s’ouvrant avec Agni’s Igniter et ses mélodies immédiates de guitare, légèrement carillonnante et aux partitions enthousiasmantes, ses redoublements de batterie et sa basse structurée.
Passée cette introduction qui permet de reconnecter avec Below The Sea, le groupe s’essaye à des formats un peu différents, à l’image du moins enlevé Remote Viewing Onto Our Celestial Sun, d’un Light Onward Cedar Wood qui trouve quelques accents shoegaze dans le synthé de Patrick Lacharité (soutenu par la basse de Victor Meyer) ou d’un Anahata qui intègre, dans ses breaks, une flûte. À côté de cela, il s’agit de tracer des lignes post-rock plutôt traditionnelles : Submitting To The Moon, qui semble hésiter à s’élancer mais demeure dans un tempo intermédiaire, ou l’efficace Aeons. Au total, on verra là quelque chose de possiblement un peu court (dans tous les sens du terme), mais qui suffira bien s’il s’agit de relancer la carrière des Canadiens.
le 12/12/2023