Pjusk & Arovane

Svev

(Polar Seas Recordings / Import)

 date de sortie

13/10/2023

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Arovane / Electronica / Pjusk / Polar Seas Recordings

 liens

Arovane
Pjusk

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Nous relevions, à l’occasion de la recension de son disque sur quiet details, publié mi-août, qu’Arovane pouvait avoir tendance à se laisser aller à une certaine facilité, façon écriture en pilotage automatique. Pour éviter de tomber dans ce travers, l’Allemand multiplie, hors ses sorties individuelles, les projets partenariaux et nous avons pu, ainsi, rendre compte de disques réalisés avec Porya Hatami ou Taylor Deupree. Nouveau compagnonnage ici, avec un album publié en très petite quantité (75 exemplaires pour le premier pressage, 50 pour le second) et disponible également en version numérique, et qui voit Arovane coopérer collaborer avec Pjusk, ce musicien qu’on suit depuis une grosse quinzaine d’années, et assez fidèle au label 12k.

C’est pourtant sur Polar Seas Recordings, label de Toronto que les Européens se trouvent hébergés, pour une petite heure d’ambient qui débute avec quelques inquiétudes, tant les sept minutes et trente secondes de Breathing, pièce d’ouverture, paraissent comme communes et peu singulières, avec leurs nappes superposées ondoyant doucement. Avec Circles, une ligne mélodique semblable à du clavecin digitalisée fait son entrée, rappelant ce qu’Arovane pouvait offrir sur ses premiers albums, à la fin des années 1990, alors qu’Open Water propose des sortes d’accords de guitare grattés et traités. Ces deux morceaux, ramassés en-dessous des deux minutes, démontrent que le duo a peut-être à gagner à se concentrer sur cette petite forme.

Confirmation, dans les deux sens, avec les cinq minutes de l’arythmique (et classique) Staro et les trois minutes de Repro, parcouru de pulsations électronica-dub, qui prennent progressivement de l’ampleur, avec une jolie coloration un peu passéiste. Plus loin, ce sont les tapotements métallico-aquatiques de Hover qui permettent de rehausser le travail du duo germano-norvégien. Enfin, des vocalises féminines viennent donner du corps à un Gaze parsemé de crépitations bienvenues. Avec tous ces exemples, on est donc finalement très loin de l’exercice ambient traditionnel, et on se situe dans un registre électronique dans lequel Uwe Zahn et Jostein Dahl Gjelsvik s’avèrent beaucoup plus convaincants.

François Bousquet
le 09/01/2024

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