(Constellation / Modulor)
20/10/2023
Electronique

Constellation / Free / Jazz / Markus Floats
À l’instar d’une Christina Vantzou, Markus Floats se fait assez minimaliste pour dénommer ses longs-formats successifs. Trois ans et demi après Third Album, voici donc le temps du Fourth Album, aux atours plus riches que le précédent. Si la pochette est toujours issue d’une peinture réalisée par le Canadien lui-même, l’instrumentarium évolue avec la présence d’invités (violon d’Ari Swan, saxophone et mbira de James Goddard et batterie et guitare de Lucas Huang) et, en parallèle, la réduction des rythmiques électroniques, moins exposées ou, tout du moins, sonnant différemment, préférant un travail plus chromatique, mariée, par exemple, à la mbira.
La participation des trois musiciens conviés amène régulièrement les compositions du Montréalais à se tourner vers le psyché ou le free, les conduisant à une certaine profusion instrumentale pas toujours maîtrisée (AS ABOVE, Second Introduction ou mdhvn qui donne presque l’impression d’assister à un accordage de violon). Toutefois, ce sentiment se trouve tempéré par la relative brièveté d’un ensemble dépassant tout juste la demi-heure (pour douze pistes sur ce disque) et par cette capacité à mettre en tension ces instruments réels avec les composants électroniques, à l’image de SO BELOW, ses variations rapides de saxophone et ses bribes numériques.
Au total, on se situe alors entre free-jazz et musique concrète, avec, en plus, suffisamment de variété pour attirer l’attention de l’auditeur, comme l’illustre ce Death (Pt 2) largement centré sur violon et saxophone, tout juste rehaussés par une note électronique tenue, proche du larsen.
le 17/01/2024