(Mexican Summer / Modulor)
27/10/2023
Electronique

À nouveau, comme il y a six ans, le temps sans Gregg Kowalsky a passé sans qu’on s’en rende vraiment compte : pas de tournée, pas de nouvelles discographiques, pas de nouvelles tout court. Et, comme il y a six ans, c’est sur Mexican Summer que le Californien revient pour un disque dans lequel il accentue encore davantage le travail aux synthétiseurs, jouant sur la luminosité de leurs séquences et le caractère à la fois aérien et légèrement psyché de leurs consonances (déjà suggéré par le visuel de pochette).
Dans cette veine, les petites lignes mélodiques de Fontainebleau ou les atours plus percussifs de celles de Nights Move viennent démontrer la capacité du musicien à maîtriser les possibilités offertes par son synthétiseur et le contrôleur MIDI qui va avec. Gregg Kowalsky sait également déployer des simili-rythmiques avec peu de moyens, mis en boucle sur près de dix minutes, dans un geste où la répétition confère au mantra, façon redite insidieuse, captivante et quasi-vertigineuse nonobstant la simplicité des composantes utilisées (Throwing Shapes).
Au reste, plus le disque se déroule, plus ces éléments (para-)rythmiques prennent de l’importance, comme si l’Étatsunien avait fait le constat d’une certaine limite à simplement faire tourner ses accords de synthé, aussi ondoyants puissent-ils être.
le 18/01/2024