Festival Variations 2024 : Clarissa Connelly

 date du concert

06/04/2024

 salle

Lieu Unique,
Nantes

 tags

Festival Variations 2024 / Lieu Unique

 liens

Lieu Unique
Festival Variations 2024

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Pour ce samedi, l’équipe du Festival Variations avait programmé des concerts toutes les heures, quel que soit le lieu. Même s’il ne faut que cinq ou six minutes pour passer de la Chapelle de l’Immaculée au Lieu Unique, si un concert débutait en retard et durait une heure, il était matériellement impossible d’être à l’heure au suivant et, de ce fait, nous ne pûmes assister à la prestation d’upsammy, donnée au Salon de Musique du Lieu Unique. Histoire de ne pas rater le concert d’après, on se mit directement dans la file d’attente pour le set de Clarissa Connelly, prévu dans l’Atelier 1, autre salle du premier étage du grand bâtiment nantais.

Signée sur Warp pour un album publié courant avril, après quelques parutions plus confidentielles, l’Écossaise fait partie de ces (relatives) incongruités du label anglais. Ouvrant son concert avec un Wee Rosebud chanté a capella en déambulant, micro en main, entre les chaises du public, la jeune femme s’assis, ensuite derrière un clavier pour y prendre poses et attitudes un peu maniérées : bras tendu vers le ciel, tête qui se tournait brusquement quand elle plaquait ses accords, regard perdu au lointain. Il en résultait une impression quasi-mystique trop marquée, à l’image de mélodies vocales aux résonances celtiques évidentes, mais qui n’en conservait qu’une sorte de folklore évanescent, souligné par un chant assez chargé et démonstratif.

Clarissa Connelly

Avec sa voix aigüe, sertie de trop de réverbération, Clarissa Connelly donnait des paroles difficilement compréhensibles, avec des lignes de texte se superposant. Sachant passer à la guitare électrique, jouée en arpèges, pour deux morceaux, celle qui vit dorénavant à Copenhague, n’y convainquit pas davantage, restant dans un registre très mainstream. Quand une rythmique basse-batterie pré-enregistrée fut lancée depuis son synthé, on se dit qu’on y trouverait peut-être un peu plus d’intérêt, mais le chant ne se cala ni sur le même tempo, ni forcément sur la même tonalité, donnant le sentiment étrange de quelque chose de pas travaillé, et finissant de nous laisser à la porte de cette prestation.

François Bousquet
le 18/04/2024

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