06/04/2024
Chapelle de l’Immaculée,
Nantes
De retour dans la Chapelle de l’Immaculée, avec quelques minutes suffisantes d’avance pour y trouver une bonne place, on s’y assit pour assister à une découverte totale, n’ayant aucune information sur Faten Kanaan (hormis les quelques lignes du programme du Festival Variations). Positionnée derrière son clavier, installé devant l’autel, vêtue d’une chemise blanche à lavallière et manches bouffantes, la jeune femme suscita, avec cette tenue, un effet un peu rétro, même si sa musique sonnait plus contemporaine, avec ces accords au souffle profond qu’on associa volontiers (le lieu y aida assurément) à de l’orgue.
Pendant quarante-cinq minutes entièrement instrumentales et arythmiques, la New-Yorkaise originaire du Moyen-Orient y posa quelques petites mélodies plus légères ou des saturations grésillantes qui permettaient de durcir un peu un propos qui aurait pu, sans cela, verser dans une certaine solennité affectée. Possiblement trop répétitif cependant, son set aurait gagné à se départir de ces stricts accords appuyés aux sonorités comme étouffées qui, effectivement, prenaient une belle ampleur grâce à l’acoustique de la Chapelle, mais n’offraient que peu de renouvellement sur la durée.
le 19/04/2024