Abul Mogard & Rafael Anton Irisarri

Impossibly Distant, Impossibly Close

(Black Knoll / Import)

 date de sortie

26/04/2024

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Abul Mogard / Ambient / Black Knoll / Rafael Anton Irisarri

 liens

Rafael Anton Irisarri

 autres disques récents
Cécile Seraud
Psykhé
(Autoproduit)
aus
eau
(flau)
Anouck Genthon
aẓǝl
(Sbire)
Taylor Deupree & Zimoun
Wind Dynamic Organ, Deviations
(12k)

Ces pages ont déjà pu mentionner des rencontres faites à l’occasion de concerts, qui ont débouché sur des disques en commun. Ici, la chose est un peu plus complexe car, à l’origine, Abul Mogard et Rafael Anton Irisarri n’auraient pas dû être au même lieu au même moment, puisque c’est avec Loscil que le second aurait dû partager l’affiche d’une date à Madrid en février 2023. Remplaçant le Canadien, Abul Mogard (pseudonyme de l’Italien Guido Zen, moitié de Gamers in Exile, formation d’électro-pop croisée dans les années 2000, notamment lors d’une date de Batofar cherche l’Italie) a donc pu opérer aux côtés d’Irisarri, dont un morceau d’une vingtaine de minutes en rappel, qui se trouve capté sur la seconde face de cet Impossibly Distant, Impossibly Close.

Ravis de cette expérience, les deux musiciens l’ont donc prolongée par l’enregistrement d’un autre long morceau (Place Of Forever), chargé d’occuper la face A de cet album. Officiant à l’orgue Farfisa et au synthé modulaire, Abul Mogard y pose des textures granuleuses, sur lesquelles Rafael Anton Irisarri vient placer des aplats de guitare électrique. L’ensemble compose alors des nappes montant progressivement en puissance, dans une marche qui emplit l’espace et impressionnant par sa capacité à tisser des ondes sonores, oscillant et submergeant presque l’auditeur.

Sur le morceau live, le schéma est moins linéaire, répondant assurément davantage aux conditions du direct. Débutant par des bruissements et des notes isolées de synthé, Waking Up Dizzy On A Bastion bénéficie, ensuite, des interventions d’une guitare jouée à l’archet, puis d’accords de synthé qui, avec leur progression chromatique, suscite une émotion certaine. Ces différents matériaux concourent à créer un titre qui profite, au surplus, d’une très belle ampleur, ajoutant au vertige déjà né des instruments eux-mêmes.

François Bousquet
le 18/07/2024

À lire également

Rafael Anton Irisarri
The Unintentional Sea
(Room40)
Gailes
Seventeen Words
(Ba Da Bing Records)
Rafael Anton Irisarri
Peripeteia
(Dais Records)