(Hands in the Dark / Bigwax Distribution)
03/05/2024
Electronique

À l’automne 2014, nous avions eu l’occasion de voir, en deux mois, deux concerts de Lumisokea, formation constituée de Koenraad Ecker et Andrea Taeggi. Quelques mois plus tard, le duo cessa ses activités mais le second nommé poursuivit les siennes, développant une carrière solo dont nous ne commençons à rendre compte que maintenant, avec son sixième album, intéressante suite de morceaux de minimal techno, aux composantes fines et acérées, pas si éloignées des techniques utilisées dans le clicks’n’cuts.
Éléments percussifs, vents électroniques, poussées granulaires, à-coups légèrement réverbérés et séquences rythmiques répétées structurent, ainsi, les six morceaux d’un album publié en format vinyle uniquement par Hands In The Dark. L’absence de ligne mélodique ne fait pourtant pas de Nattdett un disque trop aride, les différentes fréquences et hauteurs des rythmiques venant créer une sorte de coloration tonale, qui parcourt chacun de ces titres, développés intelligemment pendant sept minutes en moyenne.
Capable de rester sur la même note pendant tout un morceau, l’Italien sait aussi changer de braquet en cours de route, pour accentuer ses différentes créations et basculer dans un registre plus dense au mitan d’une piste (Neuroterus). L’aspect un peu métallique de la plupart des matériaux, notamment déployé dans le polyrythmique Tripofobia, peut laisser sa place à des consonances plus boisées, au rendu plus mat (Planetsimals ou The Midnight Patcher). Plus encore, Andrea Taeggi se montre capable de croiser ces deux types de sonorités pour livrer une proposition très convaincante (Femtohertz), à l’image de l’ensemble de ce long-format.
le 19/07/2024