Oppressed By The Line

Point Nemo

(Drifting Falling / Internet)

 date de sortie

10/05/2024

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Drifting Falling / Oppressed By The Line / Post-Rock

 liens

Drifting Falling
Oppressed By The Line

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Très actif dans les années 2000, avec trois albums publiés et plusieurs remixes d’artistes hautement appréciés de ces pages (Epic45, Kontakte, Absent Without Leave), Oppressed By The Line était resté muet pendant une dizaine d’années avant de revenir avec des albums qui, comme tant d’autres musiciens, sont uniquement publiés sur internet, en format numérique. À l’exception de structures tel sound in silence, les petits labels, comme Drifting Falling, ne semblent, en effet, plus avoir les moyens de donner une visibilité physique à ce type de propositions, entre post-rock et électronique, moins en vue que des registres plus ambient ou expérimentaux. C’est regrettable mais cela ne nous empêche pas de goûter cette conjonction de lignes de guitares et de rythmiques programmées, déployée dans des compositions longues en bouche (toutes, à l’exception d’une, durent plus de quatre minutes) sachant prévoir des passages arythmiques et des relances en leurs seins.

Ces dernières peuvent être aussi affublées d’un bel écho, leur donnant une ampleur nouvelle, au service de mélodies rebondissantes (Holding It in When Its Falling Apart). L’auditeur va aussi, au hasard des pistes, rencontrer le chant de Jonathan Thompson, répétant en boucle les mêmes paroles, d’une voix légèrement filtrée et accompagnée de quelques notes de Glockenspiel (If You’ll Stay), ou bien se trouvant confronté à une batterie réelle (Nautical Twilight). Si on est toujours, avec Oppressed By The Line dans une forme d’incertitude quant à la nature, réelle ou électronique, de certains de ses apports, ce constat n’est pas forcément désagréable et invite à des interrogations renforcées par le fait que quelques pistes optent ouvertement pour une dimension électronique. C’est ainsi que Severin And I accueille une rythmique sourde et minimale, soutenant quelques nappes et, à nouveau, un chant filtré, comme venant du lointain. Une telle piste permet, au surplus, de proposer quelque chose d’un peu différent du reste d’un album qu’on aurait volontiers bousculé davantage.

François Bousquet
le 22/07/2024

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