(Sub Rosa / Kuroneko)
24/05/2024
Rock

Musiciens ouverts aux expérimentations et dialogues interculturels, Frédéric D. Oberland et Grégory Dargent ont, après quelques prestations en duo, élargi leur spectre initial pour rallier Tony Elieh et Wassim Halal à leur projet, avec la perspective d’un disque en commun. Les tonalités méditerranéennes des percussions d’Halal ou de l’oud de Dargent viennent alors croiser les sonorités issues des synthés modulaires d’Oberland et la basse électrique d’Elieh, dans un ensemble tenant à la fois d’un post-folklore, du free-rock et d’une forme de répétition expérimentale.
Il en résulte une forme d’agrégat sonore, plutôt prenante et captivante, qui semble tournoyer autour de l’auditeur pour l’emporter, voire lui faire perdre ses repères (OhmShlag (Quake Tango)). Si, dans ces passages les plus riches, le disque n’évite pas toujours quelques écueils des albums de « super-groupe » (tel l’aspect un peu foutraque produit lorsque tout le monde joue en même temps, concentré sur son instrument sur Oui-Ja’aa ou sur la seconde moitié de Babel Cedex), il témoigne d’une rencontre très intéressante qui trouve aussi à s’exprimer de manière moins débridée.
Ainsi, sur YouGotALight, le saxophone alto de Frédéric D. Oberland se détache avec ampleur, dans un échange avec la guitare électrique de Grégory Dargent, soutenus par la basse de Tony Elieh et les percussions travaillées de Wassim Halal. De manière plus fragmentée, Black Powder et Quasar In Téleutaî agissent par bribes et éclats, visant davantage la recherche d’une forme d’unité, y compris quand la guitare électrique paraît s’isoler.
le 29/07/2024