Frank Bretschneider

Pounding

(Raster / Import)

 date de sortie

21/06/2024

 genre

Electronique

 style

Minimal / Techno

 appréciation

 tags

Frank Bretschneider / Komet / Minimal / Raster / Techno

 liens

Frank Bretschneider
Raster

 autres disques récents
Michiko Ogawa
Pancake Moon
(Futura Resistenza)
Anushka Chkheidze + Robert Lippok
Uncontrollable Thoughts
(Morr Music)
Ivar Grydeland
Bøyning, Brytning
(Sofa)
Jessica Moss
Unfolding
(Constellation)

Finalement moins prolixe, avec le temps et l’avancement de sa carrière, Frank Bretschneider livre un nouveau long-format quatre ans après le précédent, occasion pour lui de revenir sur Raster, label auquel on l’associe spontanément (par leur nationalité et leur esthétique communes, avec ce goût du minimalisme électronique) bien qu’il n’ait publié, en vérité, qu’un quart de ses albums sur cette structure. Souhaitant explorer un nouveau pan de sa techno minimaliste, l’Allemand croise, ici, pistes instrumentales et pistes vocales, mais avec un traitement assez similaire et, au final, assez convaincant.

Adepte d’un certain concassage sonore, il fait le choix de ne conserver, des parties vocales, que des fragments, comme des bégaiements ou des mots hachés, mis en opposition aux lignes provenant de son synthé modulaire (Evening News, Alright Tomorrow). Saisies au vol dans la rue, difficilement intelligibles, ces bribes parlées constituent un très intéressant contrepoint, apportant une sorte de liant face aux aspects plus percussifs et éclatés des apports musicaux. À rebours, quand ces voix sont absentes, la musique de l’Allemand peut se faire plus pataude, un peu épaisse et empruntée, manquant de finesse (Dichte 9, Rapid), même s’il demeure toujours capable de contrebalancer cela par des sonorités plus aquatiques (Supermoon).

À côté, comme souvent chez Frank Bretschneider, mélodies et rythmiques se confondent, son travail consistant à régler ses pulsations sur une fréquence qui leur confère une dimension chromatique, soit plus acérée quand elle se fait plus aigüe (Alright Tomorrow), soit plus dub et ronde quand elle opère dans les mediums (Here We Go). Ces deux versants peuvent même se combiner, au centre du disque, dans un Gojo tout à fait délectable mais qui, de manière un peu sournoise, marque la bascule vers une seconde moitié d’album moins pertinente, caractérisée par l’absence, regrettable comme on l’a indiqué, de matériaux vocaux.

François Bousquet
le 06/09/2024

À lire également

Frank Bretschneider
Super.Trigger
(Raster-Noton)
Frank Bretschneider
Komet
(Shitkatapult)
04/04/2009
Festival Nemo 2009 : (…)
(Forum des Images)
Frank Bretschneider
Sinn+Form
(Raster-Noton)