(n5MD / Import)
06/09/2024
Electronique

Nouveau Départ, disque précédent d’Ocoeur, en aura donc bien été un, puisque le Français, depuis cet album publié il y a moins d’un an, se tourne effectivement vers une musique arythmique, faite de plages inspirantes et d’accords atmosphériques. La dimension « new age » qu’on déplorait un peu sur son précédent effort n’a pas disparu sur ce Breath, aussi bien musicalement (l’absence de pulsations et d’apports venant perturber les nappes vient corroborer la volonté de rester sur une approche purement méditative) que dans les intentions de ce long-format, pensé comme un hommage aux paysages que la Terre peut offrir à qui sait les voir.
De rapides montées chromatiques parsèment ses plages, parfois rejointes par de très emphatiques, voire boursouflés, accords d’orgue électronique (Life), conférant un aspect quasi-pompier à la musique de Frank Zaragoza. Sans surprise, un peu à l’autre bout du spectre, un clavier peut être convié, ainsi que des cordes, pour une pose plus néo-classique (To Love). Quand arrivent (enfin) quelques petites rythmiques sourdes et mates, l’ensemble prend une certaine densité et une profondeur plutôt pertinentes et moins démonstratives (Calling For Peace). Plus encore, Everything Moves déploie une pulsation métronomique et colorée, sur laquelle de courtes boucles mélodiques et des cordes assez soyeuses peuvent évoluer. Mais cela reste, somme toute, bien peu face au reste d’un album trop peu intéressant par rapport à ce qu’Ocoeur sait faire.
le 02/10/2024