(sound in silence / Import)
27/09/2024
Rock

Présentés comme « dynamiques » (en comparaison d’autres titres récemment enregistrés mais jugés trop « statiques » pour être conservés sur ce nouvel album), les neuf morceaux de Sometimes It Seems Too Easy, Sometimes It’s Just So Hard sonnent, en effet, comme légèrement différents par rapport aux dernières productions en date de Yellow6. Une boîte à rythmes se trouve, ainsi, présente sur chacune de ces neuf pistes, tandis que la guitare de l’Anglais ne propose pas son traditionnel rendu cotonneux, préférant un son plus direct et un peu moins enveloppant. Qu’on se rassure, néanmoins, il s’agit toujours de se couler dans des volutes post-rock, travaillées sur la durée (huit minutes et demie de moyenne), et totalement instrumentales.
Ces choix s’accompagnent d’un travail mélodique moins identifiable, comme si l’objectif n’était pas tant d’offrir des lignes chromatiques mémorisables que de tisser des partitions cohérentes et sonnant « juste », mais possiblement oubliées dès qu’on passe au titre suivant. Pour leur part, les rythmiques se montrent souvent basiques, parfois agrémentées d’une percussion sèche et métronomique (PVC2). Au total, et si Restart, positionné en milieu de disque (avec son petit larsen, son approche plus tellurique et sa caisse claire frappée plus sèchement), ou le caudal To The Final (avec ses deux lignes de six-cordes, dont l’une plus lyrique), se distinguent, l’ouvrage de Jon Attwood, tout à fait délectable, manque certainement d’une construction propre, d’un parti-pris d’ensemble, au-delà du regroupement de morceaux conçus suivant le même schéma et qu’on pourrait même qualifier d’interchangeables.
le 20/11/2024