Sarah Neufeld, Richard Reed Parry, Rebecca Foon

First Sounds

(One Little Independent Records / Import)

 date de sortie

01/11/2024

 genre

Rock

 style

Néo-Classique / Post-Rock

 appréciation

 tags

Néo-Classique / One Little Independent Records / Post-Rock / Rebecca Foon / Saltland

 liens

One Little Independent Records

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Rebecca Foon n’est pas avare de rencontres et de projets. Quelques-uns durent peu (The Mile End Ladies String Auxiliary ou Fifths of Seven, trios n’ayant donné qu’un seul album, en 2005), elles laissent certains vivre leurs vies sans elle (Thee Silver Mt Zion Memorial Orchestra ou Set Fire To Flames) et continuent avec d’autres (Esmerine). En parallèle, elle propose quelques disques solo en tant que Saltland ou sous son propre nom. Avec First Sounds, c’est, à nouveau, dans un format trio qu’on retrouve la Canadienne, aux côtés de deux compatriotes, pour un disque enregistré pendant l’un des confinements et qui lui permet, comme sur certaines de ses parutions solo, de faire le pont entre deux pôles de Montréal : la « galaxie » Constellation (Foon officiant dans des formations de ce label) et celle gravitant autour d’Arcade Fire (Richard Reed Parry et Sarah Neufeld étant membres de ce groupe et de Bell Orchestre).

Tandis que le violoncelle de Rebecca Foon et le violon de Sarah Neufeld prennent la majorité de la place, officiant par grands déliés et aplats (Georgia, marqué par la profondeur des notes de violoncelle), ou bien par interventions plus saccadées (Circular), les morceaux du trio sont structurés par la contrebasse de Richard Reed Parry ou bien par des percussions et batterie jouées par des invités (Andrew Barr, ancien d’Esmerine, et Shahzad Ismaily). Plutôt bienvenues ces interventions complémentaires permettent d’emmener le trio vers une musique entre post-rock et néo-classique, moins plaintive ou grinçante que lorsque les cordes opèrent à nu.

De même, les vocalises que les trois Canadiens peuvent poser sur Clouding Clouds agissent en intéressants contrepoints des notes quasi-piquées du violon. Autre habile relais : les accords pincés de la guitare acoustique de Reed Parry (Maria et ses accointances folk sur son « refrain »). Son cœur de métier demeurant quand même le jeu conjoint à l’archet, le trio sait y tracer des lignes assez prenantes (Slow New Year), qu’on souhaite annonciatrices d’un développement à venir de cette formation qu’on espère non-éphémère.

François Bousquet
le 02/01/2025

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