(Audiobulb / Internet)
18/01/2025
Electronique

Ambient / Audiobulb / IDM / Memory Scale
Fidèle à Audiobulb et au format numérique uniquement, Memory Scale fait pour autant évoluer son style musical, allant chercher des sonorités orientées 8-bit ou un peu 80’s (à l’image du visuel accompagnant ce long-format, et son gros dé en mousse accroché au rétroviseur central d’une voiture), avec quelques montées caractéristiques de synthé (Syntropy) et des suites mélodiques bénéficiant d’un traitement entre ouate et bubblegum. Comme sur And All Things Begin To Drift, apprécié il y a un an et demi, on retrouve cette impression d’entendre, par endroits, des notes dotées d’un pitch mal réglé, au rendu un peu « baveux », ce qui, à force, finit par constituer un style propre au Bordelais et qu’on accueille donc comme tel, avec moins de circonspection qu’auparavant.
Mais, assez vite, le Français délaisse ces motifs pour se diriger vers des rivages moins datés, et moins rythmiques également. Ainsi, quand guitare et clavier se trouvent davantage mis en avant (Sense Data), on reconnaît cette forme à la frontière d’un post-rock électronisé qu’Arnaud Castagné maîtrise plutôt bien. Le propos peut aussi se diriger vers des terres moins riches orchestralement, mais plus complexes, avec quelques bribes vocales en arrière-plan et une fragmentation générale des composantes (Epicycloid). Plus étonnamment, Mémory Scale sait aussi évoluer dans un registre proche de la ballade avec guitare électrique caressante, jouée dans les graves (The Armillary Sphere We All Need), ou accompagnée par des sons de piano électrique aux accents légèrement passéistes mais qui donnent un sentiment certain d’espace (Pluto / Léo).
le 04/02/2025