(Nocturnal Rainbow Recordings / Internet)
31/01/2025
Electronique

Facilité de la sortie en numérique uniquement, sur son propre label (Nocturnal Rainbow Recordings), il aura fallu moins d’un an pour que Ran Slavin ne livre un nouvel album, une fois de plus très long en bouche (quatorze morceaux pour un peu plus d’une heure) mais officiant dans un registre beaucoup plus electronica qu’Oolong : Ambient Works. Clicks’n’cuts sont toujours un peu présents (au début de Small Things, par exemple) mais les rythmiques se font plus marquées et régulières, tandis que mélodies et accords en arrière-plan permettent d’échafauder de savoureuses compositions (Tonal Syntax, Wishing).
Plus encore, la structure des différents titres, et singulièrement des plus longs d’entre eux, favorise une évolution qui voit l’Israélien rajouter des couches sonores et des strates de saturation, dans un déploiement assez prenant. Il sait aussi s’orienter vers un avant-jazz caractérisé par une cymbale métronomique et une atmosphère assez nonchalante (Cloud Cascade) ou vers des climats plus « robotisants » avec bleeps divers au service d’une forme fragmentée (Compiler Code, 658 Unread Mails). Également capable d’offrir des propositions arythmiques, Ran Slavin y joue alors sur la stéréo et l’aspect métallique de ses composantes, façon éclairs industriels (Crypto Setta).
On le constate : la palette présentée par Ran Slavin s’avère très large et chaque facette probante. Cela conduit l’auditeur à ne pas vraiment sentir passer l’heure de Software Shadows comme à le conforter dans les bonnes dispositions à l’égard du musicien de Tel Aviv.
le 18/02/2025